• As the elections approach, here are the cannabis industry’s four priorities
  • As the elections approach, here are the cannabis industry’s four priorities
  • As the elections approach, here are the cannabis industry’s four priorities

À l’approche des élections, voici les quatre priorités de l’industrie du cannabisActualité du jour

Publié le 20 août 2026 par AQIC

À l’approche des prochaines élections provinciales, l’Association québécoise de l’industrie du cannabis (AQIC) multiplie ses interventions dans les médias. Huit ans après la légalisation, elle souhaite pour la première fois profiter de ce nouveau cycle électoral pour prendre publiquement la parole.

Par cette offensive médiatique, l’AQIC veut mieux faire connaître cette industrie encore stigmatisée et porter ses revendications auprès du prochain gouvernement du Québec.

Selon son président-directeur général, Pierre Leclerc, l’initiative vise ainsi à mettre de l’avant quatre priorités définies par l’association et ses membres. Les voici.

Abaisser l’âge légal

L’AQIC demande d’abord que l’âge légal pour acheter du cannabis soit ramené à 18 ans. Selon M. Leclerc, la limite actuelle de 21 ans au Québec est incohérente et ne permet pas de mieux protéger les jeunes.

Le président-directeur général insiste par ailleurs sur le fait que les revendications de l’association ne visent pas uniquement à favoriser les intérêts commerciaux de l’industrie.

«Tout le monde pense que dès qu’une association de commerçants ou d’industrie demande des choses, c’est assurément pécuniaire ou pour augmenter ses ventes. Dans le cas qui nous occupe ici, on est beaucoup plus dans une pensée d’équité, de normalisation», explique-t-il.

Cette volonté est notamment motivée, selon lui, par la présence persistante du marché illicite. «On est tous des pères et des mères de famille dans l’industrie», souligne-t-il, déplorant que des jeunes consommateurs se tournent encore vers des sites Web ou des vendeurs non autorisés pour se procurer du cannabis.

Repenser le cadre gouvernemental

L’AQIC réclame ensuite l’abolition du cadre de référence gouvernemental qui, selon elle, assimile l’industrie du cannabis à celle du tabac sans tenir compte des différences entre les deux secteurs.

Pierre Leclerc dénonce notamment l’application au cannabis de principes issus de la lutte contre le tabagisme de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qu’il juge inadaptés à la réalité de cette industrie.

 

Il souligne également que les habitudes de consommation sont appelées à évoluer rapidement. Selon lui, la consommation de cannabis sous forme fumée diminue d’année en année au profit de produits transformés, ce qui devrait être pris en compte dans l’élaboration des politiques publiques.

Une distribution plus adaptée

L’association souhaite également revoir le réseau de distribution afin qu’il corresponde davantage aux habitudes de consommation dans la province.

Le secteur compte près de 9000 emplois et aurait généré environ 450 millions de dollars en revenus fiscaux et parafiscaux pour les différents paliers de gouvernement en 2024.

Le secteur compte près de 9000 emplois et aurait généré environ 450 millions de dollars en revenus fiscaux et parafiscaux pour les différents paliers de gouvernement en 2024. (Jean Roy/La Tribune)

M. Leclerc déplore notamment l’offre limitée de produits disponibles au Québec comparativement à celle d’autres provinces. «On a à peu près 400 produits disponibles au Québec pour plus ou moins 4000 en Ontario... En gros, on a accès à 10 % des produits», souligne-t-il.

Cette faible diversité nuit, selon lui, au fonctionnement du marché. «Ça fait en sorte que ce n’est plus le consommateur qui vient dicter les lois du marché, mais bien un employé d’une société d’État qui a un droit de vie ou de mort sur une entreprise et sur des produits commercialisés», déplore-t-il.

Une industrie stratégique

Enfin, l’AQIC souhaite que la filière soit reconnue comme un secteur stratégique pour l’économie québécoise. «On commence à être une industrie quand même pesante en termes économiques, puis on pense qu’il y a une limite à ne pas le reconnaître», soutient Pierre Leclerc.

Il rappelle que le secteur compte près de 9000 emplois et aurait généré environ 450 millions de dollars en revenus fiscaux et parafiscaux pour les différents paliers de gouvernement en 2024.

Le président-directeur général affirme par ailleurs avoir observé une plus grande écoute de la part des élus au cours des deux dernières années. «On a senti, dans les rencontres avec différents députés, beaucoup d’ouverture de leur part qu’on n’avait pas auparavant», souligne-t-il.

Un article à retrouver sur le site du journal Le Soleil : https://www.lesoleil.com/affaires/2026/08/20/a-lapproche-des-elections-voici-les-quatre-priorites-de-lindustrie-du-cannabis-YEMG57KMVVEPZMVH3E5CNOT3PM/

Chargement en cours...